Après "Streets of Minneapolis", la Maison Blanche accuse Springsteen de désinformation

Après "Streets of Minneapolis", la Maison Blanche accuse Springsteen de désinformation

La nouvelle chanson engagée de Bruce Springsteen provoque une réaction immédiate de la Maison Blanche, relançant un conflit ouvert entre The Boss et l’administration Trump.

Bruce Springsteen a frappé fort cette semaine avec "Streets of Minneapolis", un titre écrit dans l’urgence en réponse aux opérations de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) dans la ville américaine. La chanson rend hommage à Alex Pretti et Renee Nicole Good, cette dernière, mère de trois enfants, ayant été tuée lors d’une confrontation avec les forces fédérales le 7 janvier. Selon Springsteen, ce morceau dénonce "la terreur d’État" imposée sur Minneapolis et s’inscrit dans sa longue tradition de protestation politique.

La riposte de la Maison Blanche a été immédiate. Dans un communiqué, la porte-parole Abigail Jackson a démoli la chanson :

"L'administration Trump se concentre sur l'encouragement des démocrates locaux à travailler avec les forces de l'ordre fédérales pour retirer les étrangers criminels dangereux de leurs communautés, pas sur des chansons aléatoires avec des opinions non pertinentes. [...] Les médias devraient rendre compte du refus des démocrates de collaborer avec l'administration et de leur décision d'accorder l'asile à ces criminels en situation irrégulière."

Ce n’est pas la première fois que Springsteen se confronte à Trump. Lors de récents concerts, il avait notamment dénoncé les "tactiques de Gestapo" de l’ICE. De son côté Donald Trump avait répondu à ses attaques, en le qualifiant de "crétin arrogant et odieux". Dans son combat, The Boss peut compter sur le soutien de nombreux artistes engagés comme Pearl Jam, Neil Young ou encore Tom Morello, soulignant l’importance de la musique comme outil de mobilisation et de mémoire.