Le hidden track, ce petit bijou caché à la fin d’un album, est un secret que seuls les fans les plus attentifs peuvent dénicher. Dans le rock, il devient souvent le moment le plus intense, inattendu ou provocateur d’un disque. Voici notre sélection des meilleurs hidden tracks qui ont marqué l’histoire du rock.
1. The Beatles – Her Majesty
Impossible de commencer ce top sans The Beatles. Avec Her Majesty, petite ritournelle glissée à la fin de Abbey Road, les quatre garçons offrent un hommage discret mais mémorable… à la Reine d’Angleterre. Sortie en 1969, cette piste est considérée comme le premier hidden track de l’histoire, un clin d’œil malicieux qui a ouvert la voie à des décennies de surprises musicales.
2. Nirvana – Endless, Nameless
Après avoir secoué le monde avec Nevermind et ses 12 titres légendaires, il faut patienter… dix minutes après le calme presque funèbre de Something in the Way pour découvrir Endless, Nameless. Un morceau brut, rageur, qui clôt l’album dans le bruit et la fureur, comme pour rappeler que Nirvana n’a jamais joué selon les règles.
3. The Offspring – Come Out and Play (Revisited)
Dans les années 90, l’époque dorée des hidden tracks, The Offspring s’amuse sur Smash, son troisième album. À la fin du disque, une version revisitée de Come Out and Play émerge, laissant tomber les guitares saturées pour un parfum orientalisant et surprenant. Une petite pépite qui transforme un tube mondial en expérience musicale inédite.
4. Robbie Williams – Hello Sir
Du côté du Royaume-Uni, Robbie Williams innove avec Life thru a Lens (1997). Son hidden track est un poème : Hello Sir, un message à ses détracteurs, surtout à ce professeur qui ne croyait pas en son avenir. Revanche poétique, moment intime et presque révolté, ce track prouve que même une pop star peut marquer les esprits par la subtilité.
5. Marilyn Manson – Empty Sounds of Hate
Avec Antichrist Superstar, son deuxième album, Marilyn Manson atteint la notoriété mondiale. Mais le hidden track Empty Sounds of Hate, caché à la piste 99 après un silence de 17 pistes, transforme l’album. Intelligent et provocateur, il peut être vu comme prologue ou épilogue, liant le début et la fin du disque dans un cercle infernal parfaitement maîtrisé.
6. Muse – What He’s Building
Si le poème avait été testé par Robbie Williams, Muse l’emmène encore plus loin avec Hullabaloo (2002). Sur le deuxième disque, Tom Waits déclame What He’s Building, créant une ambiance vénéneuse qui surpasse même le furieux Dead Star qui suit. Quand un hidden track prend le dessus sur la tracklist, on se rend compte que certains secrets méritent d’être découverts.
Dans le rock, le hidden track n’est pas juste une piste bonus : c’est un instant de rébellion, de créativité et d’inattendu, un petit secret que seuls les fans qui écoutent jusqu’au bout peuvent savourer.
































