Lorsqu'on évoque les grands classiques d'AC/DC, les noms de Highway to Hell, Back in Black ou encore The Razors Edge reviennent immédiatement. Pourtant, un album continue de diviser les fans et les critiques plus de quarante ans après sa sortie : Fly on The Wall. Paru le 28 juin 1985, ce disque est souvent considéré comme l'œuvre la plus incomprise du groupe australien.
Un défi après le départ de Malcolm Young des coulisses
Au milieu des années 1980, AC/DC traverse une période de transition. Le groupe sort de plusieurs albums qui n'ont pas connu le même impact commercial que Back in Black. Pour Fly on The Wall, Angus et Malcolm Young décident de prendre eux-mêmes les commandes de la production, sans leur fidèle collaborateur Robert John "Mutt" Lange.
L'objectif est clair : retrouver un son brut, direct et agressif. Mais le résultat ne fait pas l'unanimité. Dès sa sortie, de nombreux critiques reprochent à l'album un mixage étouffé où la voix de Brian Johnson semble parfois noyée sous les guitares.
Des chansons pourtant taillées pour la scène
Si la production a souvent été pointée du doigt, les compositions de Fly on The Wall racontent une autre histoire. Des titres comme Shake Your Foundations, Sink The Pink, Hell or High Water ou encore Fly on The Wall possèdent tous les ingrédients qui ont fait le succès d'AC/DC : des riffs efficaces, des refrains accrocheurs et une énergie brute.
Avec le temps, plusieurs de ces morceaux sont devenus des favoris des fans. Shake Your Foundations connaîtra même une seconde vie quelques années plus tard lorsqu'il sera réenregistré pour la bande originale du film Maximum Overdrive.
Un album victime de son époque
En 1985, le paysage du hard rock évolue rapidement. Les groupes de glam metal comme Mötley Crüe, Ratt ou Bon Jovi dominent les charts avec des productions plus modernes et plus accessibles. Face à cette nouvelle génération, AC/DC refuse de suivre les tendances et reste fidèle à son identité.
Cette fidélité à ses racines est à la fois la force et la faiblesse de Fly on The Wall. Pour certains auditeurs de l'époque, le groupe semblait tourner en rond. Pour d'autres, il représentait justement l'authenticité du rock face à une scène de plus en plus formatée.
La réhabilitation d'un disque sous-estimé
Au fil des décennies, la réputation de Fly on The Wall a progressivement évolué. De nombreux fans estiment aujourd'hui que l'album a été jugé trop sévèrement. Beaucoup considèrent que les chansons sont excellentes et que seule la production empêche le disque d'être reconnu à sa juste valeur.
Cette réévaluation a permis à l'album de gagner un statut particulier dans la discographie du groupe. Il n'est peut-être pas un chef-d'œuvre unanimement célébré, mais il est devenu l'un des albums les plus défendus par les amateurs de la période Brian Johnson.
L'un des disques les plus mal compris d'AC/DC
Quarante ans après sa sortie, Fly on The Wall reste un cas à part dans l'histoire d'AC/DC. Souvent critiqué, rarement cité parmi les incontournables du groupe, il continue pourtant de séduire ceux qui prennent le temps de dépasser ses défauts de production.
Car derrière son son rugueux se cache un album fidèle à l'esprit du groupe : simple, puissant et sans compromis. Une œuvre imparfaite, certes, mais qui mérite largement sa place dans le patrimoine du hard rock.



























