Recruté en 1977 pour l’enregistrement de "Powerage", Cliff Williams rejoint AC/DC dans une période charnière. Son arrivée est marquée par des démarches administratives compliquées : bloqué dans des allers-retours avec l’ambassade pour obtenir son visa, il craint de perdre sa place avant même d’avoir commencé : "J’ai dit au gars de l’ambassade : 'Je vais perdre ce boulot.' […] Ils m’ont fait tourner en rond quatre ou cinq fois". Il finit finalement par rejoindre le groupe in extremis, juste à temps pour participer aux sessions.
Très vite, il s’impose aux côtés de Phil Rudd comme un élément clé de la section rythmique, posant les bases du son qui explosera avec "Highway to Hell" puis "Back in Black".
Une guitare simple... mais efficace
Au fil des années, le bassiste forge un style d’une redoutable efficacité. D’abord adepte de la guitare basse Fender Precision, il expérimente différents instruments, dont la Steinberger, "J’adorais le son, mais je ne supportais pas la basse" confie-t-il. Il adopte finalement la Music Man StingRay, associée à des cordes épaisses et un jeu au médiator en coups descendants. Cette approche volontairement minimaliste privilégie la puissance et la régularité plutôt que la virtuosité.
Fidèle à une philosophie de jeu sans esbroufe, Cliff Williams devient un pilier discret mais essentiel du son d'AC/DC. Après son retrait progressif de la scène à partir de 2016, il reste associé à l’histoire récente du groupe, notamment via l’album "Power Up". Aujourd’hui, la basse live est assurée par Chris Chaney, mais l’empreinte de Williams demeure centrale dans l’identité sonore d'AC/DC.




























