Dans les coulisses du rock des années 70, les tournées étaient souvent aussi sauvages que les riffs qui résonnaient sur scène. Mais il est une anecdote mythique qui dépasse de loin les habituelles histoires de bière renversée et de guitares cassées : celle d’un face‑à‑face presque violent entre Malcolm Young, le pilier rythmique d’AC/DC, et Geezer Butler, le bassiste de légende de Black Sabbath.
Une tournée électrique… et tendue
Nous sommes en 1977, sur une tournée européenne où AC/DC fait la première partie de Black Sabbath. AC/DC, alors un jeune groupe australien plein d’énergie, commence à attirer les regards, suscitant parfois frustration chez leurs aînés.
Après un concert en Suède, les deux groupes se retrouvent au bar de l’hôtel où ils séjournent. D’après la version de Malcolm Young, Geezer Butler, visiblement affecté par la pression et l’alcool, se met à se plaindre d’être dans Sabbath depuis dix ans… avant de sortir un couteau à cran d’arrêt d’une poche. Malcolm, loin d’être impressionné, lui aurait immédiatement répondu sans détour, déclenchant une tension palpable qui aurait pu tourner au drame.
Ozzy Osbourne : l’arbitre inattendu
Heureusement, c’est Ozzy Osbourne, chanteur de Black Sabbath, qui intervient au bon moment. Selon Malcolm, Ozzy aurait interrompu l’altercation en envoyant Butler au lit, calmant les esprits et évitant ce qui aurait pu être un épisode tragique de la tournée.
Ozzy aurait même fini par passer la nuit à discuter avec AC/DC, preuve que même dans le rock le plus brut, un peu d’humanité peut surgir là où on ne l’attend pas.
Deux versions, une histoire
Comme dans beaucoup de récits de tournée, il existe deux versions. Chez Butler lui‑même, l’histoire est plus légère : il affirme qu’il ne cherchait pas à blesser qui que ce soit, qu’il jouait simplement avec son couteau pliant, un objet qu’il avait acheté parce qu’il aimait les collectionner, et que Malcolm aurait juste mal interprété les choses.
Quoi qu’il en soit, aucune blessure grave n’a eu lieu. Mais cette anecdote est restée comme l’un de ces moments où la légende du rock met en lumière à la fois ses aspects les plus violents et absurdes, et sa capacité à se résoudre grâce à une simple intervention d’un autre géant du genre.
































