Dans une interview accordée à TotalRock, le claviériste Deep Purple Don Airey revient sur un épisode souvent mal compris de l’histoire récente du groupe : la fameuse tournée d’adieu lancée en 2017, qui n’a finalement jamais débouché sur une véritable fin de carrière.
Une “tournée d’adieu” surtout symbolique
Avec le recul, cette tournée apparaît davantage comme une étiquette que comme un réel point final. Selon Don Airey, l’idée d’un arrêt définitif n’a jamais été gravée dans le marbre. L’objectif était surtout de clôturer une période, sans forcément annoncer la fin du groupe.
Le claviériste rappelle d’ailleurs l’état d’esprit qui régnait à ce moment-là, notamment résumé avec humour par le batteur Ian Paice :
« Heureusement que c’est terminé. On va pouvoir redevenir un groupe normal. »
Une phrase qui illustre bien la fatigue d’une longue phase de tournée, mais aussi l’envie de revenir à quelque chose de plus simple, sans pression de “dernière fois”.
Pas de plan de retraite, juste de la musique
Depuis cette période, Deep Purple fonctionne sans véritable feuille de route liée à une fin de carrière. Pas de grande annonce, pas de stratégie d’arrêt : le groupe continue tout simplement son activité comme il l’a toujours fait.
Don Airey résume cette approche très directe, presque artisanale, de la musique :
« Si on fait un album, autant qu’il soit bon. Et si on monte sur scène, autant donner le meilleur de nous-mêmes. »
Cette philosophie explique en grande partie pourquoi le groupe n’a jamais réellement raccroché les instruments après 2017.
Un groupe qui avance sans date de fin
Aujourd’hui encore, Deep Purple continue d’enregistrer et de tourner, en s’appuyant sur la même logique : tant que la musique est bonne et que le public répond présent, il n’y a pas de raison de s’arrêter.
Même si l’âge et les contraintes physiques font désormais partie de l’équation, notamment pour certains membres historiques comme Ian Gillan, aucune décision officielle de fin n’a été prise.
Une “fin” qui n’en était pas une
Au final, cette tournée d’adieu de 2017 ressemble surtout à une parenthèse mal interprétée. Plus qu’un dernier acte, elle a marqué une transition vers une nouvelle manière de fonctionner : plus libre, plus spontanée, et sans calendrier de sortie.
Et c’est peut-être là le secret de longévité de Deep Purple : ne jamais vraiment décider de la fin.



























