Mark St. John : l’éclair oublié de KISS qui continue de hanter les années 80

Mark St. John : l’éclair oublié de KISS qui continue de hanter les années 80

Il n’aura été qu’un passage éclair dans l’histoire de KISS, mais certains éclairs marquent plus durablement que des carrières entières.

Il n’aura été qu’un passage éclair dans l’histoire de KISS, mais certains éclairs marquent plus durablement que des carrières entières. Dix-neuf ans après sa disparition, Mark St. John reste une figure à part, presque fantomatique, dans la mythologie du groupe.

Disparu le 5 avril 2007 à seulement 51 ans, le guitariste continue de diviser, fasciner et intriguer les fans les plus pointus.

Une arrivée dans un KISS en mutation

En 1984, KISS cherche à se réinventer. Le départ de Vinnie Vincent laisse un vide qu’il faut combler rapidement. Mark St. John est alors choisi pour incarner cette nouvelle ère, plus agressive, plus technique, en phase avec la montée en puissance du glam metal.

Sur l’album Animalize (1984), il impose immédiatement sa patte : solos rapides, jeu démonstratif, précision chirurgicale. Une approche qui tranche avec les guitaristes précédents du groupe.

Une carrière stoppée net

Mais l’histoire tourne court. Très vite, Mark St. John est frappé par le syndrome de Reiter, une maladie rare qui attaque ses articulations. Pour un guitariste, c’est un coup fatal.

Incapable d’assurer la tournée, il est remplacé par Bruce Kulick. Son aventure avec KISS s’achève presque aussi vite qu’elle avait commencé.

Quelques mois seulement. Une parenthèse.

Le guitariste d’un seul album… et d’une aura culte

Ce passage éclair aurait pu le condamner à l’oubli. Pourtant, il n’en est rien.

Parce que Mark St. John incarne une époque très précise : celle des années 80 où la virtuosité devenait une arme, parfois même une signature. Son jeu, parfois jugé excessif, reste aujourd’hui encore un marqueur de cette période.

Pour certains fans, il est une anomalie. Pour d’autres, un “what if” fascinant dans la carrière de KISS.

19 ans après, une trace intacte

Dix-neuf ans après sa disparition, Mark St. John reste une énigme. Un musicien dont la trajectoire n’a jamais suivi le cours attendu, mais qui a laissé derrière lui suffisamment de matière pour nourrir les discussions.

Comme quoi, dans le rock, il ne faut parfois qu’un seul album, et quelques mois pour entrer dans la légende.