Pour Dave Grohl et Jack Black, le batteur de Rush, Neil Peart, est irremplaçable : « Il n'était pas humain. »

Pour Dave Grohl et Jack Black, le batteur de Rush, Neil Peart, est irremplaçable : « Il n'était pas humain. »

Le chanteur des Foo Fighters et batteur de Nirvana : « Il y a une raison pour laquelle on l'appelait le Professeur : nous avons tous appris de lui. »

Dave Grohl et Jack Black partagent bien plus qu’une amitié : une dévotion totale au rock ’n’ roll et une admiration quasi religieuse pour les plus grands batteurs de l’histoire. De John Bonham (Led Zeppelin) à Keith Moon (The Who), les deux musiciens ont toujours célébré ceux qui ont fait de la batterie un instrument de puissance, de chaos et de génie.
Mais s’il y a un nom sur lequel ils ont toujours été parfaitement d’accord, c’est celui de Neil Peart, le mythique batteur de Rush, décédé en janvier 2020.

« Il n’était pas humain », a un jour lâché Jack Black, admiratif, presque dépassé par ce qu’il tentait de décrire. Une phrase brute, mais terriblement juste. Peart ne se contentait pas de tenir le tempo : il occupait l’espace, sculptait le temps et donnait une structure presque mathématique au rock progressif ultra-complexe de Rush, qu’il formait avec Geddy Lee et Alex Lifeson.
« Sa précision était incroyable, irréelle. Je suis prêt à parier qu’il aurait pu battre un ordinateur », poursuit Jack Black, soulignant cette capacité unique à allier technicité extrême et âme musicale. Un exploit d’autant plus rare que Neil Peart écrivait également les paroles du groupe, souvent introspectives, philosophiques et ambitieuses.

De son côté, Dave Grohl n’a jamais caché l’impact colossal de Peart sur sa vie de musicien. Celui qui a eu l’honneur de prononcer le discours d’intronisation de Rush au Rock and Roll Hall of Fame en 2013 se souvient précisément de sa première claque sonore :
« Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu l’album 2112. C’était la première fois que je ressentais vraiment la puissance de la batterie, et depuis ce jour, la musique n’a plus jamais été la même pour moi. »

Pour Grohl, tout est résumé en trois mots : puissance, précision, composition.
« Neil Peart est unique. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelait le Professeur : nous avons tous appris de lui. »
Un surnom mérité, tant chaque génération de batteurs, du metal au rock alternatif, continue de décortiquer ses patterns, d’étudier ses breaks et de tenter – souvent en vain – d’approcher son niveau.

Arrivé dans Rush en 1974, Neil Peart est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands batteurs de tous les temps. Et pour Dave Grohl comme pour Jack Black — qui ont même interprété ensemble une reprise de « Spirit of Radio » en 2022 — le verdict est sans appel : Neil Peart est irremplaçable.

Un avis que ne partagent pourtant pas totalement Geddy Lee et Alex Lifeson. Après leur retour sur scène lors du concert hommage à Taylor Hawkins des Foo Fighters à Los Angeles — accompagnés de Chad Smith (Red Hot Chili Peppers) et Danny Carey (Tool) à la batterie — les deux membres historiques ont annoncé une tournée mondiale baptisée « Fifty Something » en 2026.

Au programme : 58 concerts aux États-Unis, au Canada et au Mexique, deux sets différents par soir, et une nouvelle batteuse, l’Allemande Anika Nilles, reconnue pour sa virtuosité et son groove moderne.
« La musique nous manque, il est temps de célébrer les 50 ans de Rush », ont-ils déclaré, laissant même entendre que la tournée pourrait se prolonger jusqu’en 2027.

Si Rush continue d’avancer, l’ombre de Neil Peart reste immense. Pour certains, on peut rejouer les morceaux. Pour d’autres, comme Dave Grohl et Jack Black, on ne remplacera jamais celui qui a redéfini ce que signifiait être batteur dans le rock.