Même des décennies après leur séparation, The Police continue de fasciner les amateurs de rock. Formé à la fin des années 1970 en pleine explosion du punk, le trio composé de Sting, Andy Summers et Stewart Copeland a rapidement imposé un style unique, mélangeant punk, reggae, new wave et pop-rock. Un cocktail inédit qui a permis au groupe de dépasser les frontières du mouvement punk pour devenir l’un des groupes les plus influents de son époque.
Avec leurs mélodies immédiatement reconnaissables, leur virtuosité instrumentale et leur incroyable sens du rythme, les trois musiciens ont marqué l’histoire de la musique. La batterie explosive de Stewart Copeland et les lignes de basse de Sting sont notamment devenues la signature sonore de nombreux morceaux du groupe.
Un groupe légendaire malgré des tensions internes
La carrière de The Police fut aussi courte qu’intense. Entre 1978 et 1984, le groupe n’a publié que cinq albums studio, mais a connu un succès planétaire comparable aux plus grandes formations de l’histoire du rock.
Derrière cette réussite se cachaient cependant de nombreuses tensions artistiques, notamment entre Stewart Copeland et Sting. Deux personnalités fortes dont les visions musicales différentes ont parfois rendu la collaboration difficile, mais qui ont aussi contribué à créer cette énergie si particulière.
Malgré les conflits, les membres du groupe sont toujours restés attachés les uns aux autres. En 2007-2008, The Police s’est même reformé pour une gigantesque tournée mondiale qui a rencontré un immense succès.
Pas de nouvelle réunion pour The Police ?
Depuis cette tournée de retrouvailles, les fans espèrent régulièrement revoir le trio sur scène. Mais Sting a récemment refroidi les espoirs d’une nouvelle reformation, estimant que ce genre d’événement devait rester exceptionnel.
« Cela ne devrait se faire qu'une seule fois dans une vie et au bon moment », expliquait le chanteur et bassiste.
Il ajoutait : « Quand The Police s’est reformé, suffisamment de temps s’était écoulé et c’était le bon moment. Et j’en suis fier car c’était ma décision. Nous l’avons fait et nous en étions tous ravis. »
De son côté, Stewart Copeland a décrit cette expérience comme « un plaisir et une douleur », tandis que Sting reconnaissait que leur relation était forcément intense :
« C'est une relation intense. On forme un groupe ensemble, on vit ensemble, on dort ensemble, on partage des chambres d'hôtel. Nos vies sont irrémédiablement liées aux autres membres du groupe. »
Le musicien a également expliqué pourquoi il préférait aujourd’hui sa carrière solo :
« Nous nous aimons et nous nous respectons, mais je suis heureux de ne pas être dans un groupe. J'ai beaucoup plus de liberté en solo. »
Stewart Copeland choisit "Bring On The Night" comme chef-d'œuvre de Sting
Lors d’une interview accordée au magazine Vulture en 2022, Stewart Copeland a été interrogé sur sa chanson préférée de The Police. Un choix particulièrement difficile pour le batteur, tant le catalogue du groupe regorge de classiques.
Après réflexion, il a finalement choisi un titre extrait de l’album "Reggatta de Blanc" : "Bring On The Night".
Pour Copeland, il s’agit tout simplement de la meilleure chanson jamais écrite par Sting.
« C'est un choix difficile, car j'ai des chansons préférées que j'adore jouer et qui ont une signification particulière pour moi. Il y en a d'autres qui sont de véritables chefs-d'œuvre, où Sting s'est surpassé. »
Mais le batteur a finalement privilégié l’émotion :
« "Bring On The Night" est la plus belle chanson que Sting ait jamais écrite. L'arrangement du groupe est correct. Ce n'est même pas une chanson que j'aime particulièrement jouer car elle est rythmiquement difficile. Mais c'est une très belle chanson, pleine de sens. »
Une chanson qui touche profondément Stewart Copeland
Au-delà de la performance musicale, c’est surtout la dimension émotionnelle du morceau qui a marqué le batteur de The Police.
« C’est celle qui me touche le plus émotionnellement – la musique, l’émotion de la progression d’accords, le message des paroles. »
Un choix qui révèle une facette plus intime de Stewart Copeland : derrière le batteur spectaculaire, connu pour son énergie et sa précision technique, se cache aussi un musicien profondément sensible à la beauté d’une composition.
Avec "Bring On The Night", Copeland rend finalement hommage au talent d’écriture de Sting, mais aussi à cette alchimie unique qui a fait de The Police l’un des groupes majeurs de l’histoire du rock.




























