Cinquante ans de fureur et un film vérité
Depuis la chambre d'adolescent de Steve Harris dans l'East London jusqu'aux pelouses des stades planétaires, le documentaire "Iron Maiden : Burning Ambition", sorti ce 7 mai, explore les cinq décennies d’une carrière hors norme. Ce long-métrage, qui accompagne la tournée monumentale "Run For Your Lives", ne cache rien des moments de bascule du groupe. On y découvre les coulisses de la décision historique de remplacer Paul Di'Anno par Bruce Dickinson, que les membres décrivent aujourd'hui comme la « pièce manquante du puzzle ». Entre l'émergence brutale du grunge, les graves pépins de santé et les périodes de doute où la tentation de « tout arrêter complètement » était réelle, le film dresse le portrait d'un groupe qui a su braver toutes les tempêtes pour rester au sommet.
Eddie, l’icône qui met tout le monde d’accord
Au cœur de cette réussite insolente trône une figure indéboulonnable : Eddie, la mascotte qui hante les pochettes des 17 albums studio. Pour Chuck D, la légende de Public Enemy, son impact dépasse largement le cadre du metal : « Ce qui est remarquable avec Eddie, c'est qu'il peut transcender les générations. On peut toujours attirer de nouveaux fans avec un personnage. Eddie est un monument ». Un constat partagé par le batteur de Metallica, Lars Ulrich, totalement fan de l'imagerie du groupe : « J'ai du mal à imaginer une mascotte ou une imagerie plus reconnaissable associée à un groupe de hard rock qu'Eddie et Iron Maiden. C'était une création tout simplement incroyable ». Même Gene Simmons, le leader de KISS, s'incline devant ce génie visuel qui a su créer un lien indéfectible avec des millions de fans à travers le monde.
Entre indépendance farouche et festivités estivales
Malgré la qualité du projet, le bassiste Steve Harris a tenu à clarifier les choses : ce documentaire a été réalisé sur Iron Maiden et non par le groupe. S'il regrette un certain manque de contrôle artistique, il encourage néanmoins les fidèles à plonger dans ce récit historique. Fidèles à leur réputation de rebelles, les membres d'Iron Maiden snoberont d'ailleurs leur intronisation au Rock and Roll Hall of Fame le 14 novembre prochain pour rester sur scène en Australie. Pour les fans européens, l'été sera bouillant avec un passage à Anvers le 29 juin pour le festival Live is Live et surtout l'EddFest en juillet. Ce festival dédié en Angleterre proposera un musée, un bar exclusif et des concerts avec des invités de prestige comme The Darkness ou Airbourne.
Cinquante ans plus tard, Iron Maiden prouve que le heavy metal n'est pas seulement une musique, mais un héritage immortel porté par une icône qui ne vieillit jamais.
A. MAI




























