La vie rock’n’roll de Billy Idol n’a jamais été un long fleuve tranquille. Derrière les riffs incendiaires et l’attitude rebelle qui ont fait de lui une icône des années 80 se cache aussi une histoire marquée par les excès, la drogue et quelques épisodes dramatiques. L’un des plus marquants, le chanteur l’a récemment raconté sans détour dans le podcast Club Random de l’humoriste et animateur Bill Maher.
Tout remonte au moment où sa carrière explose grâce à l’album Rebel Yell. Nous sommes en 1983, et le chanteur britannique revient triomphalement dans son pays natal après avoir conquis les États-Unis. « Je suis rentré en Angleterre après le succès de l’album Rebel Yell aux États-Unis. C’était en 1983, et j’étais une star », se souvient-il.
À son arrivée à l’aéroport d’Heathrow, l’accueil est à l’image de l’époque : excessif. « Tous mes amis venus me chercher étaient sous l’emprise de la drogue », raconte-t-il. Une ambiance qui annonce déjà la suite.
Le groupe décide alors de louer une chambre d’hôtel pour poursuivre la fête. Mais ce qui devait être une simple nuit de débauche va rapidement tourner au drame. « On a loué une chambre d’hôtel et on s’est enfermés pour se piquer à l’héroïne », explique le chanteur.
La soirée dégénère rapidement. « Je suis resté éveillé jusqu’au bout, mais à un moment donné, j’ai fait une overdose. J’étais bleu », se souvient-il. Une scène qui aurait pu lui coûter la vie.
Heureusement, ses amis réagissent rapidement. Pour le réanimer, ils le plongent dans la baignoire d’eau froide de la chambre d’hôtel. Un geste improvisé qui va finalement lui sauver la vie. « J’ai survécu », résume-t-il aujourd’hui avec un mélange de lucidité et de recul.
Depuis plusieurs années, Billy Idol parle ouvertement de son passé et de sa lutte contre la dépendance. Le chanteur n’a jamais cherché à édulcorer cette période sombre. « Je sniffais de l’héroïne parce que ma mère était infirmière et qu’elle m’avait appris à faire attention aux aiguilles », explique-t-il avec une franchise déconcertante.
Le processus pour s’en sortir, lui, a été particulièrement difficile. « Se sevrer de l’héroïne, ce n’est pas facile. C’est comme essayer d’enlever son squelette de son propre corps. C’est ça qui vous empêche vraiment de recommencer : penser sans cesse à comment vous en sortir. C’est terrible. »
Aujourd’hui installé à Los Angeles, l’artiste se décrit comme un Californien sobre, même s’il n’hésite pas à regarder son passé avec un certain humour. Car même sa tentative de sevrage n’a pas été un long fleuve tranquille.
« Quand on essaie de se sevrer de l’héroïne, qu’est-ce qu’on fait ? On prend d’autres drogues », plaisante-t-il. « J’ai commencé à fumer du crack. C’était sympa, mais à un moment donné, on se rend compte qu’il faut arrêter et on tourne la page. »
Une page définitivement tournée pour la star du rock, qui a fini par transformer ces années de chaos en une histoire de survie et de renaissance. Une trajectoire qui l’a mené jusqu’à son intronisation au Rock and Roll Hall of Fame en 2026, preuve que même les légendes les plus tourmentées peuvent trouver une seconde vie.
































