Ce 19 février marque une date que les fans de rock n’oublient jamais. Le 19 février 1980, Bon Scott s’éteignait à Londres à seulement 33 ans. Une disparition brutale, à l’image de sa vie : intense, excessive, brûlante. Plus de quarante ans après, le frontman mythique de AC/DC reste une figure centrale du hard rock mondial.
Mais avant d’écrire l’histoire avec Highway to Hell, avant les stades pleins à craquer et les refrains scandés par des milliers de fans, Bon Scott… conduisait le van du groupe.
Avant la légende, le volant
Nous sommes en 1974, en Australie. AC/DC n’est encore qu’un jeune groupe formé par les frères Young, qui cherche sa voie. Bon Scott, lui, sort d’une période compliquée. Ancien membre de Fraternity, il a survécu à un grave accident de moto et tente de relancer sa carrière.
À cette époque, il se rapproche du groupe… et leur donne un coup de main, notamment en conduisant le véhicule. Oui, le futur auteur de Highway to Hell a d’abord été chauffeur pour AC/DC.
Quand le chanteur Dave Evans quitte le groupe, Bon passe une audition. Le reste appartient à l’histoire.
L’explosion Highway to Hell
Cinq ans plus tard, en 1979, AC/DC sort Highway to Hell. Le titre devient un hymne intergénérationnel, un manifeste de liberté, de rébellion et de défonce assumée. L’album du même nom propulse le groupe au rang de phénomène mondial.
La voix éraillée de Bon Scott, son phrasé presque parlé, son charisme brut : tout y est. Il incarne une forme de rock ouvrier, direct, sans filtre, drôle et dangereux à la fois.
Difficile d’imaginer que quelques années plus tôt, il était au volant du van.
19 février : une date gravée dans le marbre
Le 19 février 1980, après une soirée trop arrosée à Londres, Bon Scott décède d’une intoxication alcoolique aiguë. Il laisse derrière lui cinq albums studio avec AC/DC et une empreinte indélébile dans l’histoire du hard rock.
Le groupe, anéanti, envisage un temps d’arrêter. Finalement, il continue. Quelques mois plus tard sortira Back in Black, avec Brian Johnson au chant. Un disque pensé comme un hommage à Bon Scott, devenu l’un des albums les plus vendus de tous les temps.
Un héritage éternel
Rendre hommage à Bon Scott aujourd’hui, ce n’est pas seulement rappeler sa mort. C’est célébrer :
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Une voix reconnaissable entre mille
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Des paroles pleines de double sens et d’ironie
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Une présence scénique sauvage
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Une authenticité brute
Son parcours raconte quelque chose de profondément rock : on peut commencer derrière le volant… et finir en haut de l’affiche.
En ce 19 février, les riffs d’AC/DC résonnent un peu plus fort. Et quelque part, sur cette autoroute vers l’enfer, le sourire en coin de Bon Scott continue de défier le monde.
































