Alice Cooper : « Je n'ai aucune intention de prendre ma retraite ou d'arrêter de me produire sur scène. »

Alice Cooper : « Je n'ai aucune intention de prendre ma retraite ou d'arrêter de me produire sur scène. »

Le roi du shock rock ajoute : « Je suis en tournée depuis l'âge de seize ans, et aujourd'hui je donne les meilleurs concerts de ma vie. »

À 77 ans, qu’il fêtera le 4 février, Alice Cooper n’a rien perdu de son appétit pour la scène. Bien au contraire. Le parrain du shock rock l’assure sans détour : la retraite n’est pas au programme. « Je n'ai aucune intention de prendre ma retraite ou d'arrêter de me produire sur scène, car jouer en live est une part essentielle de ma vie », affirme-t-il avec la même conviction qui anime ses shows depuis plus de six décennies.

Vincent Alan Furnier à Detroit, Alice Cooper continue de mener une vie à cent à l’heure. Entre sa tournée avec les Hollywood Vampires, aux côtés de Joe Perry et Johnny Depp, et la reformation du groupe Alice Cooper, l’icône américaine prouve qu’elle est toujours en mouvement. À l’été 2025, il a d’ailleurs marqué un nouveau chapitre de sa carrière avec la sortie de l’album « The Revenge of Alice Cooper », un retour aux sources aussi symbolique que puissant.

« Je suis en tournée depuis l'âge de seize ans, et aujourd'hui, je donne les meilleurs concerts de ma vie », confie-t-il. Une déclaration qui résume parfaitement l’état d’esprit d’un artiste pour qui la scène reste un terrain de jeu vital.

L’histoire commence en 1964 à Phoenix (Arizona), lorsque le jeune Alice Cooper fonde son premier groupe avec Michael Bruce, Dennis Dunaway, Glen Buxton et Neal Smith. Ensemble, ils publient sept albums entre 1969 et 1973, posant les bases d’un rock théâtral et provocateur. En 1975, Alice Cooper entame une carrière solo avec le mythique album concept « Welcome to My Nightmare », qui deviendra l’un des piliers de son univers artistique.

Au fil des décennies, le bilan est vertigineux : plus de 100 albums publiés, plus de 50 millions de disques vendus et une intronisation au Rock and Roll Hall of Fame en 2011. Pourtant, la motivation d’Alice Cooper n’a jamais été financière. « Je fais partie de cette même génération d'artistes passionnés de musique que Mick Jagger, Paul McCartney et Ringo Starr. Financièrement, nous aurions tous pu mettre la clé sous la porte il y a 30 ans », explique-t-il.

Ce qui le fait tenir ? La passion, mais aussi la discipline. « J’adore ce que je fais, et ça me permet aussi de rester en forme : je chante 90 minutes, 200 soirs par an. Si on ne boit pas, ne fume pas et ne se drogue pas, c’est un mode de vie plutôt sain », affirme-t-il. À titre de comparaison, il cite Mick Jagger, qui « court 30 minutes sur le tapis roulant avant de courir pendant trois heures sur scène sans s’arrêter un seul instant ».

Pour Alice Cooper, certains artistes sont tout simplement nés pour la scène. « À cette liste, il faut ajouter Keith Richards, Pete Townshend, Rod Stewart, Elton John… Et comment oublier Bob Dylan ? Il a toujours donné deux cents concerts par an et ne s’arrête jamais », rappelle-t-il. Avant de conclure, presque comme une profession de foi : « Jouer et se produire en live, c’est notre vie ».

À 77 ans, Alice Cooper ne ralentit pas. Il incarne plus que jamais cette génération de rockeurs pour qui la scène n’est pas un métier, mais une raison d’être.