Le 30 décembre 1999, alors que le monde se prépare à basculer dans un nouveau millénaire, George Harrison, ex-Beatle, guitariste légendaire et esprit mystique du rock britannique, frôle la mort dans le lieu qu’il pensait le plus sûr : son manoir de Friar Park, en Angleterre.
Un décor digne d’un film gothique. Une nuit glaciale. Et une violence aussi brutale qu’inimaginable.
Une nuit de cauchemar à Friar Park
Situé à Henley-on-Thames, Friar Park n’est pas une simple maison. C’est un manoir victorien, immense, labyrinthique, chargé d’histoire… et de silence. C’est ici que George Harrison s’est retiré du tumulte médiatique, loin des cris de la Beatlemania, pour vivre une existence plus spirituelle et contemplative.
Mais cette nuit-là, le calme est brisé.
Un homme escalade les murs de la propriété, force l’entrée et pénètre dans le manoir. Son nom : Michael Abram. Il n’est ni fan, ni cambrioleur. Il est profondément instable, souffrant de troubles psychiatriques sévères, persuadé que George Harrison devait être tué.
George Harrison face à la mort
Réveillé en pleine nuit, George Harrison se retrouve face à son agresseur. L’attaque est d’une violence extrême. Le musicien est poignardé à plusieurs reprises, notamment à la poitrine, une blessure qui lui perfore un poumon.
À 56 ans, l’ancien Beatle se bat pour survivre, non pas en rock star, mais en homme.
C’est alors que Olivia Harrison, sa femme, intervient avec un courage sidérant. Elle frappe l’agresseur avec tout ce qu’elle trouve — une lampe, un tisonnier — et parvient à le maîtriser jusqu’à l’arrivée de la police. Sans elle, George Harrison serait probablement mort cette nuit-là.
Un mois à l’hôpital
Gravement blessé, George Harrison est hospitalisé pendant plusieurs semaines. L’attaque a laissé des séquelles physiques et psychologiques importantes. Ce n’est que le 31 janvier 2000 qu’il est finalement autorisé à quitter l’hôpital, un mois après cette nuit d’horreur.
Une sortie discrète, à l’image d’un homme déjà lassé du bruit du monde.
Un procès qui glace le sang
Arrêté sur place, Michael Abram sera jugé non coupable pour cause de folie. Il sera interné dans un hôpital psychiatrique plutôt qu’incarcéré. Une décision qui choque, mais qui souligne la dimension tragique de l’affaire.
Harrison, lui, survit. Mais il ne sera plus jamais le même.
Un événement qui marque la fin
Cette agression laisse une empreinte profonde sur George Harrison. Déjà affaibli par la maladie dans les années suivantes, il se fait plus discret encore. L’homme qui prêchait la paix, la méditation et le détachement matériel aura vu la violence surgir au cœur même de son sanctuaire.
Lorsqu’il s’éteint le 29 novembre 2001, deux ans plus tard, cette nuit de Friar Park apparaît rétrospectivement comme un funeste prélude.
L’ombre derrière la légende
On parle souvent de George Harrison comme du Beatle silencieux, du guitariste spirituel, du sage. Mais cette nuit-là rappelle une vérité crue : même les icônes du rock ne sont pas à l’abri de la folie du monde.
Quand George Harrison s’est fait agressé dans son manoir, ce n’est pas seulement une anecdote macabre de plus dans l’histoire du rock.
C’est le moment où le mythe a saigné.
































