Rod Evans : Quand une embrouille avec Deep Purple a stoppé sa carrière musicale !

Rod Evans : Quand une embrouille avec Deep Purple a stoppé sa carrière musicale !

Le 19 janvier 2026, Rod Evans fête ses 79 ans. Un anniversaire discret pour une figure pourtant fondatrice de Deep Purple, dont le nom reste aujourd’hui associé à l’une des affaires les plus sombres de l’histoire du rock.

Le 19 janvier 2026, Rod Evans fête ses 79 ans. Un anniversaire discret pour une figure pourtant fondatrice de Deep Purple, dont le nom reste aujourd’hui associé à l’une des affaires les plus sombres de l’histoire du rock. Car si Evans a participé à la naissance d’un des groupes les plus mythiques du hard rock, une embrouille juridique avec Deep Purple a brutalement mis fin à sa carrière musicale.

Rod Evans, la voix originelle de Deep Purple

Quand Deep Purple voit le jour en 1968, Rod Evans en est le chanteur original. Il pose sa voix sur les trois premiers albums du groupe, dont Shades of Deep Purple et The Book of Taliesyn. À cette époque, le groupe oscille encore entre rock psychédélique, pop orchestrale et blues rock, loin du son heavy qui fera sa légende plus tard.

Mais dès 1969, Evans est évincé lors d’un changement de line-up majeur. Ian Gillan prend le micro, Deep Purple Mark II explose mondialement, et Rod Evans disparaît progressivement des radars, malgré une tentative de rebond avec le groupe Captain Beyond.

1980 : l’année de tous les mauvais choix

C’est en 1980 que tout bascule. Approché par un management douteux, Rod Evans accepte de participer à une tournée américaine sous le nom Deep Purple, alors que aucun membre historique majeur du groupe n’est impliqué. L’argument est simple : Evans était là au début, donc il serait légitime.

Mais pour les autres membres, c’est une usurpation pure et simple.

Rapidement, Ian Paice, Jon Lord, Ritchie Blackmore et le management historique attaquent en justice. Le verdict est sans appel : Rod Evans n’a aucun droit sur le nom Deep Purple.

Une condamnation qui brise une carrière

La sanction est lourde. Très lourde.

Rod Evans est condamné à verser 672 000 dollars de dommages et intérêts. Incapable de payer, il est contraint de renoncer à toutes ses royalties passées et futures liées aux premiers albums de Deep Purple. Une décision qui signe, de fait, la fin définitive de sa carrière musicale.

L’affaire restera dans l’histoire sous le nom de “Bogus Deep Purple”, le « faux Deep Purple », et devient un cas d’école dans l’industrie musicale sur les droits liés au nom d’un groupe.

Silence radio et disparition médiatique

Après cette embrouille, Rod Evans disparaît totalement de la scène rock. Plus d’albums, plus de tournées, plus d’interviews. Contrairement à d’autres figures oubliées, il ne tentera jamais de réhabilitation publique ni de retour nostalgique.

Un silence total, presque brutal, qui contraste avec l’aura gigantesque de Deep Purple, toujours actif et célébré comme l’un des piliers du hard rock mondial.

Un destin rock aussi cruel que symbolique

L’histoire de Rod Evans est celle d’un pionnier oublié, pris au piège d’une décision mal conseillée et d’un système juridique impitoyable. À l’occasion de ses 79 ans, son parcours rappelle une vérité cruelle du rock : avoir participé à la naissance d’une légende ne garantit pas d’en contrôler l’héritage.

Entre gloire fondatrice et chute irréversible, Rod Evans reste l’un des noms les plus tragiques de l’histoire de Deep Purple — et du rock tout court.