Dave Grohl sur Nirvana : « La batterie que j'ai utilisée sur Nevermind était inspirée d'un groupe pop des années 80. »

Dave Grohl sur Nirvana : « La batterie que j'ai utilisée sur Nevermind était inspirée d'un groupe pop des années 80. »

Il ajoute : « Sans cette batterie, l'album aurait probablement sonné comme une bouse. »

Quand on pense au son colossal de Nirvana sur Nevermind, difficile d’imaginer qu’une partie de cette identité sonore trouve son origine… dans un groupe pop-rock des années 80. Pourtant, c’est bien ce qu’a récemment révélé Dave Grohl, en expliquant que la célèbre batterie qu’il utilisait à l’époque avait été inspirée par les clips du groupe américain The Hooters.

À travers une anecdote aussi surprenante que fascinante, le batteur des Foo Fighters est revenu sur l’histoire de sa mythique Tama Granstar jaune et noire, devenue l’un des instruments emblématiques de l’ère Nevermind.

La batterie iconique de Nevermind inspirée par The Hooters

Selon les informations compilées par les fans sur le portail LiveNirvana ainsi que les témoignages des techniciens Barrett Jones et Mike Dalk, Dave Grohl a utilisé cette fameuse Tama Granstar jaune et noire tout au long des années 1990 et 1991, notamment durant l’enregistrement de Nevermind.

Le musicien a même confié que cet instrument avait joué un rôle essentiel dans le son du disque :

« Sans cette batterie, Nevermind aurait probablement sonné comme une catastrophe. »

Une déclaration qui montre à quel point cette batterie occupait une place spéciale dans l’histoire du groupe.

Mais ce qui étonne encore davantage, c’est l’origine de ce choix esthétique. Grohl explique avoir été marqué adolescent par le clip du morceau « And We Danced » de The Hooters, diffusé en boucle sur MTV en 1985 :

« En 1985, à la sortie du single de Hooter, “And We Danced”, j'avais quinze ou seize ans et je regardais le clip sur MTV en boucle. J'ai vu la batterie jaune et je voulais qu'elle ait l'air cool aussi. »

Une batterie détruite en plein concert

Cette Tama Granstar est devenue indissociable des débuts explosifs de Nirvana. Dave Grohl l’a utilisée pendant toute la première partie de la tournée Nevermind, avant de finalement la détruire sur scène lors du concert donné au Cabaret Metro de Chicago le 12 octobre 1991.

Pour terminer la tournée, le batteur la remplaça par une Tama Granstar II Fire Storm rouge, visible notamment dans le mythique film du concert du Paramount de Seattle enregistré le 31 octobre 1991.

Malgré sa destruction, la batterie jaune et noire est toujours restée l’une des préférées de Grohl, tant pour son esthétique que pour son impact sur le son puissant et brut qui allait révolutionner le rock au début des années 90.

Dave Grohl remercie le batteur des Hooters

Sur les réseaux sociaux, Dave Grohl a directement adressé un message à David Uosikkinen, batteur des Hooters, devenu ami avec Ilan Rubin, le nouveau batteur des Foo Fighters :

« Sans toi et cette vidéo incroyable, je n'aurais jamais touché à ma batterie jaune. »

Un hommage inattendu à un groupe souvent oublié lorsqu’on évoque les influences ayant contribué à façonner le son du grunge.

The Hooters, un groupe culte des années 80

Formé à Philadelphie au début des années 80 par Rob Bazilian et Rob Hyman, The Hooters ont connu un immense succès avec leur album Nervous Night en 1985. Le disque contenait plusieurs hits comme « Day By Day » et « And We Danced », devenus incontournables sur MTV.

Le groupe avait également gagné en notoriété après avoir participé à l’écriture du premier album de Cyndi Lauper, She's So Unusual.

Leur prestation au Live Aid de Philadelphie en 1985 a marqué les esprits, tout comme leurs nombreux clips dans lesquels apparaissait la fameuse batterie jaune de David Uosikkinen, visible également dans les vidéos de « Johnny B », « Satellite » ou encore « Karla Witha K ».

En 1990, les Hooters participèrent aussi au gigantesque concert The Wall organisé à Berlin par Roger Waters pour célébrer la chute du Mur. Le groupe a poursuivi sa carrière au fil des décennies, jusqu’à la sortie de l’album Rocking & Swing en 2023.

Comme quoi, même un album révolutionnaire comme Nevermind peut parfois devoir une partie de son identité à un simple clip vu à la télévision par un adolescent passionné de musique.