Le 27 février 1977, la vie de Keith Richards, le légendaire guitariste des Rolling Stones, prend une tournure dramatique à Toronto, au Harbour Castle Hotel. Alors qu’il pensait passer un séjour discret, la police canadienne frappe à sa porte et effectue une perquisition dans sa chambre. Le résultat est choquant : les autorités découvrent 22 grammes d’héroïne et 5 grammes de cocaïne. Le musicien est immédiatement arrêté et accusé de possession de drogue avec intention de trafic, un délit lourd de conséquences dans le pays.
Libéré sous caution de 25 000 dollars, Richards est contraint de patienter jusqu’à son procès prévu en octobre. Cet épisode aurait pu coûter cher à sa carrière et à sa liberté. Pourtant, fidèle à sa réputation de survivant des excès du rock’n’roll, le guitariste réussira à éviter la prison : lors du procès, il plaidera coupable à la possession d’héroïne, les autres accusations étant abandonnées. Il écopera d’une peine suspendue et d’une probation, tout en devant accomplir certaines obligations, dont un concert caritatif.
Cette affaire s’inscrit dans la longue liste des dérives sulfureuses de Richards, qui a toujours vécu au rythme de ses addictions et de ses excès. Mais paradoxalement, ces épisodes contribuent à forger le mythe du guitariste rebelle, icône intemporelle du rock. Le monde se souviendra de lui non seulement pour ses riffs légendaires mais aussi pour ces moments où il a flirté dangereusement avec la loi, rappelant que même les stars du rock ne sont pas à l’abri de leurs propres excès.
Le Canada, ce jour-là, restera à jamais gravé dans l’histoire personnelle de Keith Richards, comme le lieu d’un des épisodes les plus célèbres de sa vie tumultueuse, et comme un rappel que la légende du rock’n’roll est souvent écrite à l’encre des scandales et de la rébellion.
































