Depuis plus de vingt ans, Thirty Seconds to Mars s’est imposé comme l’un des groupes alternatifs les plus reconnaissables de sa génération. Porté par le charisme mystique de Jared Leto, le duo a enchaîné les tournées monumentales, les refrains fédérateurs et une fanbase quasi religieuse. Rockeur habité pour les uns, performer insaisissable pour les autres, Leto n’a jamais laissé indifférent.
Mais cette fois, ce ne sont ni les riffs ni les envolées lyriques qui font parler.
Un épisode tendu aux Brit Awards
Invité à revenir sur les coulisses des Brit Awards sur BBC2, le comédien Jack Whitehall a raconté une scène pour le moins surréaliste impliquant le leader de Thirty Seconds to Mars.
Selon l’humoriste, le chanteur — également star de cinéma oscarisée — n’aurait pas apprécié le ton de l’introduction prévue pour le présenter sur scène. Résultat : un moment digne d’un véritable caprice de star.
“Il n’aimait pas son introduction, puis pendant l’émission, alors que j’étais sur scène pour l’animer, l’un des producteurs l’a trouvé près du téléprompteur avec son agent, en train de modifier mon script, supprimant l’introduction et tapant la sienne.”
Un geste qui a laissé Whitehall médusé. L’humoriste poursuit :
“Je suis comme Ron Burgundy, je l’aurais simplement lu, mais quelqu’un l’a surpris. Il voulait que je le présente comme la plus grande rock star de la planète, et je n’étais pas d’accord avec ça. Je voulais le présenter comme ‘le Jésus hipster’, et cela a été supprimé.”
Ambiance.
Entre aura mystique et polémiques
Ce nouvel épisode vient s’ajouter à une image publique déjà contrastée. Si Jared Leto fascine par sa capacité à naviguer entre blockbusters hollywoodiens et tournées mondiales, il a également été accusé par neuf femmes d’agressions sexuelles, des accusations qui ont durablement entaché son image ces dernières années.
Dans ce contexte, voir la rock star intervenir directement sur le script d’un présentateur pour modeler sa propre introduction alimente forcément le débat autour de son ego et de sa gestion de l’image publique.
Rockstar ou diva ?
Dans l’histoire du rock, les caprices font presque partie du folklore. Des loges tapissées de bougies aux exigences improbables inscrites noir sur blanc dans les riders, les excès ont toujours accompagné les figures mythiques du genre.
Mais vouloir être présenté comme “la plus grande rock star de la planète” lors d’une cérémonie aussi médiatisée que les Brit Awards, est-ce une posture assumée ? Une blague mal comprise ? Ou un simple symptôme d’un ego XXL ?
Une chose est sûre : avec Thirty Seconds to Mars, le spectacle ne se joue pas uniquement sur scène.
































