Phil Collins, ce jour où il a joué deux concerts différents… le même jour !

Phil Collins, ce jour où il a joué deux concerts différents… le même jour !

Le 30 janvier, Phil Collins souffle ses 75 bougies. Une date symbolique pour célébrer l’un des musiciens les plus influents de l’histoire du rock britannique, batteur de génie devenu chanteur planétaire, et auteur de moments absolument légendaires.

Le 30 janvier, Phil Collins souffle ses 75 bougies. Une date symbolique pour célébrer l’un des musiciens les plus influents de l’histoire du rock britannique, batteur de génie devenu chanteur planétaire, et auteur de moments absolument légendaires.
Parmi eux, un exploit que peu d’artistes peuvent revendiquer : avoir joué deux concerts majeurs sur deux continents différents… le même jour.

Bienvenue en 1985, au cœur de l’un des événements musicaux les plus fous jamais organisés.

Live Aid 1985 : le jour où le rock a voulu sauver le monde

Le 13 juillet 1985, le monde entier a les yeux rivés sur Live Aid, concert caritatif géant destiné à lutter contre la famine en Éthiopie. Deux scènes principales, deux continents, un seul objectif : mobiliser la planète à coups de rock, de pop et de solidarité.

  • Wembley Stadium, Londres

  • John F. Kennedy Stadium, Philadelphie

Sur les affiches : Queen, U2, David Bowie, Led Zeppelin, The Who, Elton John
Et au milieu de ce casting déjà démentiel : Phil Collins.

Sauf que lui ne va pas se contenter d’un seul concert.

Wembley : Phil Collins ouvre le bal

À Londres, Phil Collins monte sur scène en solo. Il interprète notamment “Against All Odds” et “In the Air Tonight”, accompagné au piano.
La foule est immense, l’ambiance électrique. Pour n’importe quel artiste, ce serait déjà le concert d’une vie.

Mais Collins, lui, a un avion à prendre.

Un Concorde, une traversée supersonique, et l’histoire s’écrit

À peine son set terminé, Phil Collins quitte Wembley, file à l’aéroport et embarque à bord du Concorde — l’avion supersonique mythique. Direction : Philadelphie.

Pendant que l’Atlantique défile sous ses pieds à Mach 2, Live Aid continue de l’autre côté de l’océan.
Quelques heures plus tard, Collins atterrit aux États-Unis, traverse la ville en hélicoptère et arrive juste à temps pour… remonter sur scène.

Le même jour.
Un autre continent.
Un autre public.

Philadelphie : deuxième concert, autre rôle

À Philadelphie, Phil Collins ne revient pas seulement comme chanteur. Il s’installe aussi derrière la batterie, notamment aux côtés de Eric Clapton et lors du set de Led Zeppelin (reformé pour l’occasion).

Même si cette prestation de Led Zeppelin restera controversée, l’exploit logistique et humain reste totalement inédit dans l’histoire du rock.

Deux concerts Live Aid.
Deux continents.
Une seule journée.

Un symbole de l’ère Phil Collins

Cet épisode résume parfaitement ce qu’était Phil Collins dans les années 80 :

  • Partout à la fois

  • Demandé par tout le monde

  • Capable de passer de la pop mondiale au rock pur, du chant à la batterie, sans jamais perdre sa crédibilité

Il était alors au sommet, aussi bien en solo qu’avec Genesis, enchaînant les tubes, les tournées et les collaborations.

75 ans aujourd’hui, une légende pour toujours

Aujourd’hui, Phil Collins ne peut plus jouer de la batterie pour des raisons de santé. Lors de la dernière tournée de Genesis, il chantait assis pendant que son fils Nic Collins tenait les baguettes.

Mais son héritage, lui, est intact.

Et ce 13 juillet 1985, où il a littéralement couru plus vite que le temps, reste l’un des moments les plus fous jamais vécus par un musicien.