The Cure : Une étude scientifique permet de savoir pourquoi on aime tant le groupe !

The Cure : Une étude scientifique permet de savoir pourquoi on aime tant le groupe !

Un chercheur de l'université Queen Mary de Londres a analysé environ 700 chansons

Pourquoi les chansons de The Cure nous touchent-elles autant, au point de provoquer ce mélange si particulier de mélancolie, de douceur et de consolation ? Une récente étude apporte un éclairage fascinant sur la puissance émotionnelle du mythique groupe de Robert Smith, figure iconique du rock gothique.

L’authenticité brute de Robert Smith

Au cœur de l’impact émotionnel des chansons de The Cure, on retrouve l’authenticité totale de leur créateur, Robert Smith. Ce dernier a toujours fasciné par sa capacité à décrire avec une intensité rare des histoires d’amour sombres, souvent déchirantes… alors même qu’il ne les a jamais vécues. L’amour de sa vie, c’est Mary Poole, rencontrée au lycée lors d’un cours de théâtre à Blackpool, et qui deviendra son épouse en 1988. Une relation simple, fidèle, lumineuse — presque à contre-courant de l’image sombre du chanteur.

Smith assume d’ailleurs volontiers son mystère maîtrisé : « Exactement comme on s'attend à ce que je sois. Mes cheveux sont toujours coiffés de la même façon et je m'habille pareil sur scène et en dehors. Je porte des vêtements noirs, je ne me promène pas dans la maison en kimono de soie rose… ». Un artiste entier, qui vit pour la musique et par la musique.

C’est cette sincérité presque désarmante qui transforme ses réflexions existentielles en véritables instantanés émotionnels, capables de toucher profondément la sensibilité de millions d’auditeurs depuis plus de 40 ans.

Une créativité qui résonne au-delà de la raison

Ce qui rend The Cure unique, c’est cette capacité à provoquer une suspension mélancolique, un sentiment difficile à décrire mais que tous les fans reconnaissent instantanément. Les accords de guitare, les mélodies aériennes, les refrains teintés de gothic rock… tout concourt à provoquer une émotion viscérale, souvent irrationnelle.

On ne sait pas toujours expliquer pourquoi une chanson de The Cure nous bouleverse — mais on le ressent physiquement.

La science se penche sur le mystère The Cure

Pour tenter d’expliquer ce phénomène, Rémi de Fleurian, consultant et analyste de données pour Spotify à l’Université Queen Mary de Londres, a étudié près de 700 chansons à forte intensité émotionnelle, parmi lesquelles « Tears in Heaven » d’Eric Clapton ou « Purple Rain » de Prince.

Selon lui, ces morceaux partagent des caractéristiques communes : « Lentes, peu dansantes, non électriques et plus instrumentales que les autres. » Autant de critères qui correspondent parfaitement à de nombreux titres de The Cure.

Parmi eux, l’exemple le plus emblématique reste « Lovesong », l’un des plus grands classiques du groupe, sorti en 1989 sur l’album culte Disintegration. Écrite lors d’une tournée, elle est dédiée à Mary Poole. Robert Smith la décrit d’ailleurs comme « le cadeau de mariage de Mary ».

Sa déclaration d’amour intemporelle —
« Every time I'm alone with you / You make me feel like I'm still young / However far away I may be, I'll always love you »
résume à elle seule la puissance émotionnelle du groupe : une simplicité désarmante, un romantisme absolu et une mélancolie qui transcende les époques.

Quand la musique devient science… et reste magie

En fin de compte, même si la science apporte un début d’explication, le pouvoir émotionnel de The Cure demeure un mystère magnifique. Un mélange d’authenticité, d’esthétique, de sensibilité et de génie créatif qui continue de toucher chaque nouvelle génération.

Et peut-être que c’est justement ça, la magie : savoir provoquer l’inexplicable.