Quand Led Zeppelin se faisait dérober 200 000 dollars après leur concert au Madison Square Garden

Quand Led Zeppelin se faisait dérober 200 000 dollars après leur concert au Madison Square Garden

Le groupe Led Zeppelin se produisait en concert au Madison Square Garden le 29 juillet 1973, mais le coffre-fort du groupe Drake Hotel a été entièrement vidé et la recette du soir, dérobée : on n'a jamais retrouvé le moindre dollar.

Le 29 juillet 1973 restera comme l'une des dates les plus étranges de l'histoire de Led Zeppelin. Alors que le groupe britannique vient d'achever une série de trois concerts historiques au Madison Square Garden de New York, un mystérieux vol de plus de 200 000 dollars en liquide est commis dans le coffre-fort de leur hôtel. Plus de cinquante ans plus tard, cette affaire n'a toujours jamais été résolue.

À cette époque, Led Zeppelin est au sommet de sa gloire. Le 29 juillet marque le dernier concert de leur gigantesque tournée américaine, entamée le 4 mai 1973. En près de trois mois, Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham parcourent plus de 30 villes dans 20 États américains. La tournée est un triomphe absolu : elle rapporte plus de 4 millions de dollars et bat plusieurs records d'affluence jusque-là détenus par les Beatles.

Les trois concerts donnés au Madison Square Garden sont particulièrement mémorables. Filmées par les caméras, ces prestations serviront quelques années plus tard de base au célèbre film-concert The Song Remains the Same, sorti en 1976.

Un coffre-fort vidé en quelques heures

Après le concert du 29 juillet, les recettes de la tournée sont ramenées au luxueux hôtel Drake, où séjourne le groupe. Selon Richard Cole, l'emblématique tour manager de Led Zeppelin, l'argent est soigneusement compté puis placé dans un coffre-fort vers 1 heure du matin.

Quelques heures plus tard, les 200 000 dollars se sont tout simplement volatilisés.

Le plus étonnant est que personne ne s'aperçoit immédiatement du vol. Ce n'est qu'aux alentours de 19 h 30 que l'équipe découvre la disparition de la somme.

Richard Cole, personnage incontournable de l'entourage de Led Zeppelin, souvent considéré comme un véritable cinquième membre du groupe aux côtés du manager Peter Grant, explique alors aux enquêteurs que cette importante réserve d'argent liquide servait à couvrir les nombreuses dépenses liées à la tournée.

Une enquête sans le moindre indice

L'affaire intrigue immédiatement la police new-yorkaise. Pourtant, malgré les investigations, aucun indice concret ne permet d'identifier le ou les responsables.

Plus surprenant encore, aucune trace d'effraction n'est relevée sur le coffre-fort de l'hôtel Drake. Tout laisse penser que le voleur connaissait parfaitement les lieux… ou bénéficiait d'une aide interne.

Un détail rend toutefois cette histoire encore plus singulière : les auteurs du vol prennent l'argent… mais laissent cinq passeports dans le coffre-fort, permettant ainsi aux membres du groupe et à leur entourage de rentrer facilement en Angleterre.

Faute de piste sérieuse, l'enquête s'enlise rapidement. L'équipe de Led Zeppelin finit même par renoncer à la poursuivre, notamment parce que l'origine précise de cette importante somme en liquide restait difficile à justifier officiellement.

Un mystère devenu une légende du rock

Le casse du Drake Hotel est aujourd'hui considéré comme l'un des plus célèbres vols de l'histoire du rock. Malgré les nombreuses théories qui ont circulé au fil des décennies, le ou les auteurs n'ont jamais été identifiés.

Plutôt que d'oublier cet épisode, Led Zeppelin choisira de l'immortaliser à sa manière. Dans The Song Remains the Same, le groupe intègre un extrait d'une émission de télévision de 1973 évoquant cette mystérieuse disparition d'argent, transformant ce fait divers en un élément supplémentaire de sa légende.

Plus d'un demi-siècle après les faits, le mystère demeure entier : comment plus de 200 000 dollars ont-ils pu disparaître d'un coffre-fort situé dans l'un des hôtels les plus prestigieux de New York, sans laisser la moindre trace ? Une énigme qui continue d'alimenter les récits entourant l'une des plus grandes formations de l'histoire du rock.