Le groupe de rock britannique Foreigner se retrouve au cœur d’une nouvelle controverse après avoir réintroduit sur scène un titre ancien dont les paroles sont aujourd’hui jugées problématiques. Un choix artistique qui divise profondément les fans et relance le débat sur l’héritage de certaines chansons des années 70-80.
Lors de récents concerts, le public a pu entendre Lou Gramm interpréter des lignes sans ambiguïté :
“Women who satisfy, women you can't buy” and “Women that stab you in the back with a switchblade knife.”
(« Des femmes qui comblent, qu’on ne peut acheter ; qui vous poignardent dans le dos avec un cran d’arrêt »)
Des paroles qui, aujourd’hui, passent difficilement et alimentent les critiques accusant le morceau de véhiculer des stéréotypes sexistes et une vision très datée des relations hommes-femmes.
Pourtant, du côté du groupe, cette polémique ne semble pas faire trembler les fondations. Le guitariste Mick Jones assume pleinement ce retour en live, trouvant même le titre “très amusant à jouer”, dans une interprétation qui dépeint les femmes à travers des codes comportementaux filtrés par un regard masculin.
Une légèreté que confirme également Luis Maldonado, actuel chanteur de Foreigner, qui en remet une couche avec enthousiasme :
« Nous nous sommes éclatés à le jouer ! On ne l’avait jamais auparavant alors on s’est dit pourquoi pas ? »
Un détachement revendiqué qui ne passe pourtant pas auprès de certains fans, choqués par ce retour en scène d’un morceau jugé problématique. Si les musiciens défendent une approche humoristique et nostalgique, une partie du public estime que cette justification ne suffit plus à l’époque actuelle, où la sensibilité autour des questions de représentation des femmes dans la musique est bien différente.
Entre héritage rock et réception contemporaine, Foreigner ravive malgré lui un débat toujours sensible : jusqu’où peut-on célébrer le passé sans en questionner le contenu ?



























