Pink Floyd : Le premier concert de The Wall qui a (littéralement) pris feu sur scène

Pink Floyd : Le premier concert de The Wall qui a (littéralement) pris feu sur scène

Un événement déjà hors norme sur le papier, mais qui va rapidement basculer dans l’imprévu, au sens le plus littéral du terme.

Le 7 février 1980, Pink Floyd entre dans l’histoire du rock avec le tout premier concert de la tournée The Wall. Un événement déjà hors norme sur le papier, mais qui va rapidement basculer dans l’imprévu, au sens le plus littéral du terme.

À la Los Angeles Memorial Sports Arena, le groupe dévoile pour la première fois au public son projet le plus ambitieux, coûteux et conceptuel. Sur scène, un dispositif jamais vu jusque-là : un mur gigantesque, construit brique par brique au fil du concert, destiné à isoler le groupe du public, reflet direct des thèmes de l’album — l’aliénation, la solitude, la rupture.

Mais dès les premières minutes du show, la machine déraille.

Quand le spectacle dérape

Alors que le concert débute, des effets pyrotechniques sont déclenchés. Sauf que cette fois, le feu n’est pas qu’un élément de mise en scène. Une partie des rideaux de scène prend feu, provoquant un début d’incendie visible depuis les gradins. Pendant quelques instants, le public pense assister à une extension du spectacle, tant l’univers de The Wall flirte avec la violence et le chaos.

La réalité est tout autre : le concert est interrompu, les équipes techniques interviennent en urgence pour maîtriser les flammes. Plus de peur que de mal, aucun blessé n’est à déplorer, mais ce premier soir prend déjà des allures de soirée maudite.

Un projet trop grand pour le rock ?

Cet incident illustre parfaitement la démesure de la tournée The Wall. Avec ses décors monumentaux, ses animations, ses effets spéciaux et son mur de plusieurs mètres de haut, le spectacle est si complexe qu’il ne pourra être joué que 31 fois, dans seulement quelques villes triées sur le volet.

Pink Floyd ne fait plus de concerts classiques : il propose une œuvre totale, plus proche du théâtre ou de l’opéra rock que d’un simple live. Mais cette ambition a un prix, et le feu de Los Angeles en est la première alerte.

Une entrée en matière brûlante

Ironie du sort, ce concert chaotique devient rapidement mythique. Il symbolise à lui seul l’esprit de The Wall : une œuvre radicale, instable, prête à s’effondrer à tout moment, comme le mur qu’elle érige.

Ce 7 février 1980, Pink Floyd n’a pas seulement lancé une tournée. Le groupe a prouvé qu’il était prêt à brûler ses propres limites, quitte à voir le feu s’inviter sur scène.

Et le mur, lui, continuera de s’élever… malgré tout.