Foo Fighters : L'histoire du clip de White Limo, de Lemmy Kilmister sans permis de conduire à l'épouse de Dave Grohl

Foo Fighters : L'histoire du clip de White Limo, de Lemmy Kilmister sans permis de conduire à l'épouse de Dave Grohl

Le 12 avril 2011, les Foo Fighters ont sorti Wasting Light, leur septième album studio.

Le 12 avril 2011 marque un tournant dans la carrière des Foo Fighters avec la sortie de Wasting Light, leur septième album studio. Un disque pensé comme un retour aux sources, voulu par Dave Grohl, bien décidé à retrouver l’énergie brute et l’authenticité des débuts du groupe.

Pour y parvenir, le frontman fait un choix radical : enregistrer l’intégralité de l’album dans le garage de sa maison à Encino, en Californie. Loin des studios aseptisés, les musiciens travaillent sans contrainte, entourés de leurs proches, dans une ambiance faite de bières, de barbecues et de sessions à rallonge. Une atmosphère presque familiale qui va profondément marquer le son du disque.

Mais la véritable révolution de Wasting Light réside dans son enregistrement 100 % analogique. Sous la supervision du légendaire Butch Vig, déjà aux manettes du mythique Nevermind de Nirvana, le groupe abandonne le numérique pour revenir à des méthodes artisanales. Une démarche exigeante qui pousse même le producteur à revoir entièrement sa façon de travailler.

L’album accueille également des invités de prestige, comme Krist Novoselic et Bob Mould sur le titre I Should Have Known. Cette quête d’authenticité est largement documentée dans le film Sound City et le documentaire Foo Fighters: Back and Forth, où l’on découvre un groupe en pleine réinvention.

Cette esthétique rétro ne s’arrête pas à la musique. Elle se prolonge dans le clip de « White Limo », deuxième single de l’album, devenu culte avec le temps. Fidèle à son idée, Dave Grohl décide de tourner la vidéo… sur cassette, pour recréer le grain brut et imparfait des premiers clips diffusés sur MTV dans les années 80.

Le résultat ? Une vidéo chaotique, bruyante, volontairement crade, à l’image du morceau, dans laquelle apparaît une figure mythique du rock : Lemmy Kilmister, leader de Motörhead, installé au volant d’une limousine blanche.

Sauf que derrière cette image iconique se cache une anecdote improbable : Lemmy n’a jamais eu le permis de conduire. Mieux encore, il n’a jamais su conduire de sa vie. Pour les besoins du tournage, une doublure cascade est donc engagée afin de filmer les scènes où la limousine roule dans les rues de la banlieue de Los Angeles.

Et cette doublure n’est pas un inconnu. Sur une idée du batteur Taylor Hawkins, c’est Wiley Hodgden, bassiste et chanteur du groupe The Birds of Satan, qui prend le relais derrière le volant. Une solution simple pour une scène qui, finalement, ne demandait aucune prouesse particulière.

Mais Lemmy Kilmister n’est pas la seule surprise du clip. Un autre détail, beaucoup plus discret, a échappé à de nombreux fans. La jeune femme qui danse devant le groupe, adresse un clin d’œil à la caméra avant de monter dans la limousine… n’est autre que Jordyn Blum, l’épouse de Dave Grohl.

Un clin d’œil intime dans un clip volontairement chaotique, qui résume parfaitement l’esprit de Wasting Light : un mélange de nostalgie, d’authenticité et de plaisir pur. Derrière son apparente simplicité, « White Limo » reste ainsi l’un des témoignages les plus sincères de cette période où les Foo Fighters ont choisi de revenir à l’essentiel le bruit, la sueur, et l’amour du rock.