Le 11 janvier, le rock britannique célèbre l’anniversaire de Thomas Meighan, voix iconique et frontman historique de Kasabian. Une date symbolique pour revenir sur l’histoire d’un groupe qui, au tournant des années 2000, a su reprendre le flambeau laissé par Oasis, tout en imposant une identité sonore radicalement moderne.
Après Oasis, le vide… puis Kasabian
Lorsque Oasis implose en 2009, le rock britannique se retrouve orphelin de son dernier grand fédérateur. Les hymnes de stades, les refrains scandés en chœur et l’arrogance assumée semblaient appartenir à une autre époque. Pourtant, Kasabian était déjà là, prêt à prendre le relais.
Originaire de Leicester, le groupe mené par Serge Pizzorno et incarné sur scène par Thomas Meighan propose une relecture contemporaine du britrock : moins nostalgique, plus urbain, plus électronique. Là où Oasis glorifiait les années 60 et les Beatles, Kasabian s’inspire des clubs, de la culture rave et du rock psychédélique.
Thomas Meighan, héritier naturel des frontmen britanniques
Impossible de parler de Kasabian sans évoquer Thomas Meighan. Sur scène, il impose une présence magnétique, entre arrogance rock à la Liam Gallagher et énergie brute héritée du rock de stade. Sa voix, directe et sans fioritures, devient l’arme principale de titres taillés pour la communion collective.
Comme Oasis avant eux, Kasabian comprend une chose essentielle :
le rock britannique se vit ensemble, dans la sueur, les bras levés et les refrains hurlés à l’unisson.
Un son moderne pour une nouvelle génération
Là où Kasabian dépasse son modèle, c’est dans sa capacité à fusionner les genres. Guitares lourdes, beats électroniques, basses hypnotiques et refrains simples mais imparables : le groupe invente un rock hybride, à la fois festif, provocateur et politique.
Des morceaux comme “Club Foot”, “Fire” ou “Underdog” deviennent rapidement des classiques de festivals, propulsant Kasabian au rang de groupe incontournable du rock britannique moderne.
Kasabian, les nouveaux architectes du rock de foule
Sans jamais copier Oasis, Kasabian en a repris l’essence :
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le sens de l’hymne,
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l’attitude,
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et cette capacité rare à fédérer plusieurs générations.
En remplissant les plus grandes scènes européennes et en devenant des habitués de Glastonbury, le groupe s’impose comme l’un des derniers véritables monstres scéniques du rock anglais.
Un héritage assumé, une identité affirmée
En ce 11 janvier, l’anniversaire de Thomas Meighan est l’occasion parfaite de rappeler que Kasabian n’a jamais été un simple successeur d’Oasis, mais bien un héritier audacieux, capable de faire évoluer le rock britannique sans le trahir.
Kasabian, c’est la preuve que le britrock peut encore faire danser, transpirer et rugir les foules — même après la chute de ses légendes.
































