The Who : L’histoire de John Alec Entwistle, considéré comme l’un des meilleurs bassistes de tous les temps

The Who : L’histoire de John Alec Entwistle, considéré comme l’un des meilleurs bassistes de tous les temps

À l’occasion de l’anniversaire de sa disparition, retour sur le parcours d’un musicien hors norme : John Alec Entwistle, figure incontournable du rock et pilier sonore de The Who.

À l’occasion de l’anniversaire de sa disparition, retour sur le parcours d’un musicien hors norme : John Alec Entwistle, figure incontournable du rock et pilier sonore de The Who.

Un bassiste qui a réinventé le rock

Dans l’histoire du rock, peu de musiciens ont autant bouleversé leur instrument que John Entwistle. Là où la basse était souvent reléguée au second plan, il en a fait une véritable arme mélodique. Son jeu rapide, précis et incroyablement puissant lui a valu des surnoms devenus légendaires comme “The Ox” ou “Thunderfingers”.

Son approche était presque révolutionnaire : lignes de basse complexes, solos assumés, et une présence sonore qui rivalisait avec la guitare de Pete Townshend. Avec lui, la basse ne suivait plus le groupe : elle le dirigeait presque.

Les années The Who : une empreinte sonore unique

Au sein de The Who, Entwistle a façonné une grande partie de l’identité musicale du groupe. Dès les premiers albums comme My Generation, sa basse devient un élément central du son britannique des années 60 et 70.

Sur scène, il se distinguait par une stabilité impressionnante, presque stoïque, contrastant avec l’énergie explosive de ses partenaires. Mais derrière cette apparente retenue, il créait une tempête sonore parfaitement maîtrisée.

Des morceaux comme “My Generation”, “Boris the Spider” ou encore “Won’t Get Fooled Again” illustrent parfaitement son génie : des lignes de basse qui ne se contentent pas d’accompagner, mais qui racontent une histoire à elles seules.

Un musicien respecté par toute une génération

John Entwistle est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands bassistes de tous les temps, toutes générations confondues. De nombreux musiciens de rock, de metal et même de jazz citent encore son influence.

Sa technique, mais aussi sa façon de penser la musique, ont ouvert la voie à une nouvelle approche de la basse électrique : plus libre, plus expressive, plus ambitieuse.

Une disparition brutale, un héritage immense

Il s’éteint en 2002 à Las Vegas, laissant derrière lui un héritage musical colossal. Pourtant, sa présence continue de résonner dans les riffs et les lignes de basse de milliers de groupes à travers le monde.

Chaque 27 juin, son nom revient dans les mémoires des fans de rock comme celui d’un musicien qui a redéfini les limites de son instrument.

John Entwistle n’était pas seulement le bassiste de The Who. Il était l’un de ceux qui ont prouvé que la basse pouvait être au cœur du rock — et non à sa périphérie.