My Chemical Romance : « The Black Parade » a 20 ans, retour sur un album devenu culte !

My Chemical Romance : « The Black Parade » a 20 ans, retour sur un album devenu culte !

Sorti en octobre 2006, le troisième album de My Chemical Romance a fait entrer toute une génération dans un opéra rock funèbre et flamboyant. Vingt ans plus tard, il n’a rien perdu de son pouvoir.

En 2006, My Chemical Romance n’est plus un secret bien gardé du New Jersey. « Three Cheers for Sweet Revenge » a fait du groupe un phénomène chez les ados, mais personne ne s’attend à ce que Gerard Way et sa bande transforment l’essai de cette manière. Le 23 octobre, « The Black Parade » débarque, et c’est un autre niveau.

Un album-concept sur la mort

L’idée de départ est audacieuse : raconter l’histoire d’un homme, « le Patient », qui se meurt d’un cancer. Au seuil de la mort, il voit apparaître une parade, une fanfare funèbre qui prend la forme de son souvenir le plus cher. Tout l’album se déroule dans ce dernier moment, entre regrets, colère, humour noir et tendresse.

Sur le papier, le sujet n’a rien d’évident pour un disque destiné aux radios. Mais le groupe assume tout : les références à Queen, à Pink Floyd, à Bowie, les arrangements grandiloquents, les chœurs, les ruptures de ton. Derrière la console, Rob Cavallo, déjà à l’œuvre sur « American Idiot » de Green Day, donne à l’ensemble une ampleur qui colle parfaitement aux ambitions du groupe.

Des titres devenus des classiques

Il suffit de lancer les premières notes de piano de « Welcome to the Black Parade » pour comprendre. Le morceau, qui monte progressivement jusqu’à l’explosion finale, est devenu l’hymne du groupe, et l’un des titres rock les plus marquants des années 2000. Il a d’ailleurs pris la première place des ventes de singles au Royaume-Uni à sa sortie.

Autour, les pépites s’enchaînent. « Famous Last Words » et son refrain taillé pour les stades, « I Don’t Love You », ballade lacérée de rancœur, ou encore « Teenagers », plus sèche et plus nerveuse, qui prouve que le groupe sait aussi faire dans le direct. Sans oublier « Mama », avec Liza Minnelli en invitée, ou « Disenchanted », que des milliers de fans ont chanté à tue-tête dans les salles du monde entier.

Plus qu’une étiquette

À l’époque, la presse range volontiers My Chemical Romance dans la case « emo ». Le groupe, lui, n’a jamais caché que l’étiquette lui allait mal. Sur scène, les cinq musiciens apparaissent en uniformes noirs de fanfare, et le groupe pousse l’univers visuel jusqu’au bout, entre maquillage blafard et mise en scène théâtrale. « The Black Parade » ne cherche pas à rentrer dans une case : il en invente une.

Le succès est massif, et durable. L’album est devenu un repère pour des millions de fans qui y ont trouvé un refuge, une façon de mettre des mots sur des émotions difficiles. C’est sans doute là que réside sa force : sous le costume, des chansons sincères, qui parlent de perte, de peur et de résistance.

Un héritage toujours bien vivant

Le groupe se sépare en 2013, laissant des fans orphelins. Mais fin 2019, My Chemical Romance annonce son retour, puis repart sur les routes avec la tournée « Long Live The Black Parade », où l’album est joué dans une ambiance de ferveur collective. Les anciens sont là, les plus jeunes aussi : « The Black Parade » traverse les générations.

Vingt ans après, ses morceaux continuent de tourner sur les playlists, de remplir les salles et d’inspirer de nouveaux groupes.