Tom Morello : le guitariste de Rage Against the Machine sort son nouvel album aujourd’hui !

Tom Morello : le guitariste de Rage Against the Machine sort son nouvel album aujourd’hui !
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Dix-sept ans après ses premiers pas en solo sous le nom de The Nightwatchman, Tom Morello publie « Everyone Gets Everything They Want », un disque de douze titres qui réunit Serj Tankian, Kneecap, Beartooth et son fils Roman, 15 ans.

Ceux qui suivent Tom Morello savent qu’il n’est jamais très loin d’un micro, d’une scène ou d’une manifestation. Cette année, il a organisé un concert de soutien à Minneapolis, rejoint le E Street Band de Bruce Springsteen en tournée et réuni du beau monde début octobre dans le Maryland pour son festival Power To The People. Aujourd’hui, c’est un nouvel album qui arrive dans les bacs et sur les plateformes, chez Mom + Pop.

« Everyone Gets Everything They Want » est présenté comme son premier album solo franchement rock. Il a été produit par plusieurs mains, dont celles de Zakk Cervini et de Dan Carey, et les thèmes sont ceux que le guitariste n’a jamais lâchés : le fascisme, les droits des immigrés, le désordre politique mondial.

Côté invités, la liste est longue. Serj Tankian, le chanteur de System Of A Down, apparaît sur « Adjourn It », le titre qui avait ouvert le bal en juin. Les Irlandais de Kneecap, que Morello avait un jour décrits comme le Rage Against the Machine d’aujourd’hui, signent « Unconquered ». Beartooth vient mettre sa puissance sur « Everything Burns ». Et puis il y a Roman, le fils de Tom, qui a coécrit cinq chansons. C’est lui qui a trouvé le riff de « Date Night », le premier single, qui raconte l’histoire vraie de trois adolescentes néerlandaises, Truus et Freddie Oversteegen et Hannie Schaft, entrées dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le disque ne se résume pas à des riffs en rafale. Metal Hammer note que le morceau-titre avance sur un groove bluesy, avec une voix de baryton fatiguée qui fait penser à Johnny Cash, tandis que la fin de l’album, avec « The Last Rung On The Ladder » et « They Can’t Kill Us All », prend des airs de folk dylanien, presque dépouillé. Pour le magazine, c’est cette variété de registres qui frappe le plus.

À 62 ans, Tom Morello n’a donc pas changé de combat, mais il l’aborde sous plusieurs angles, de la salve électrique à la ballade nue.