Morphine : le groupe culte des années 90 ressuscite avec un album inédit, 27 ans après la mort de son chanteur !

Morphine : le groupe culte des années 90 ressuscite avec un album inédit, 27 ans après la mort de son chanteur !

Un nouvel album intitulé Cocoon sortira le 4 décembre 2026, chez Partisan Records.

Au plus fort du grunge, un trio de Boston jouait du rock sans une seule guitare. Morphine, c’était une basse à deux cordes, un saxophone baryton et une batterie, point. Presque trente ans plus tard, le groupe revient avec Cocoon, huit morceaux inédits enregistrés à la fin des années 90 par Mark Sandman, mort sur scène en Italie en 1999.

Huit titres sortis des archives

Les séances datent de la fin 1998 et de 1999. Mark Sandman les enregistre dans le studio de sa maison de Cambridge, dans le Massachusetts, avec les producteurs Paul Q. Kolderie et Sean Slade, qui avaient déjà travaillé sur Cure for Pain en 1993. Puis il range ces bandes et s’oriente vers The Night, l’album qui sortira en 2000, après sa mort.

Pendant plus de vingt ans, personne n’y touche. En 2023, Sabine Hrechdakian, compagne de Mark Sandman et gardienne de l’héritage du groupe, commence à les numériser avec Paul Q. Kolderie. Ils en tirent un album cohérent, que Kolderie a mixé. Dana Colley, le saxophoniste de Morphine, est revenu début 2026 enregistrer de nouvelles parties sur trois titres.

Pas des chutes de studio

Partisan Records insiste : Cocoon est un vrai album, pas une collection de démos. Certains fans connaissent déjà des versions alternatives de quelques morceaux, comme « Cocoon » sur la compilation Sandbox (2004), mais c’est la première fois que le tout est réuni dans un seul disque.

Le morceau-titre est déjà en ligne. Sandman y chante un cocon « capitonné, dessiné sur mesure », et Sabine Hrechdakian y voit le reflet de l’homme : « Mark aimait jouer et parcourir le monde, mais il aimait aussi rentrer chez lui et se cocooner. » L’espace traverse aussi le disque, avec des titres comme « Spaceman Charm » ou « Moons of Jupiter ». Sur la pochette, une photo prise par Sandman en 1998 : le reflet de sa compagne dans la vitre d’un train pour Anvers.

Le « low rock », un son unique

Sandman appelait ça le « low rock ». Sa voix grave, sa basse jouée au bottleneck, les saxophones de Dana Colley et une batterie ultra-sèche (Jerome Deupree, puis Billy Conway) donnaient un son sombre, enfumé, à mi-chemin entre rock, jazz et blues. Dans une décennie dominée par les guitares saturées, Morphine faisait figure d’ovni, et c’est ce qui en a fait un groupe culte.

Cocoon sortira en CD et en vinyle.