C'est à Grand Island, dans le Nebraska, que Donald Trump a mis le feu aux poudres. Devant ses partisans, le président américain parlait de la flambée des prix du carburant et des secousses sur le marché de l'énergie liées à la guerre avec l'Iran. Un « prix modique » à payer pour garder le pays en sécurité, selon lui, même si Téhéran devait détruire une ville. « Qu'ils rasent Los Angeles, qu'ils rasent San Diego », a-t-il lancé, en promettant que tout cela se terminerait « très bientôt ».
La phrase a fait le tour des réseaux en quelques heures. À la Maison-Blanche, le directeur de la communication Steven Cheung a dénoncé une « panique médiatique » et expliqué que Donald Trump voulait simplement dire que les villes américaines auraient été menacées si l'Iran avait obtenu l'arme nucléaire.
Jack White n'a pas été convaincu. Sur Instagram, le musicien a de nouveau qualifié le président de « pire Américain de tous les temps », une formule qu'il avait déjà utilisée. Il s'adresse directement aux républicains et aux conservateurs qui vivent à Los Angeles et à San Diego : que ressentent-ils en sachant que leur « Führer » trouve acceptable que leurs villes soient attaquées ? Pour lui, c'est un président qui juge normal de voir deux grandes villes bombardées parce qu'elles ne lui sont pas entièrement dévouées. Il invite chacun à imaginer n'importe quel autre président, dans toute l'histoire du pays, tenir un tel discours.
Un bras de fer qui ne date pas d'hier
Dans le ton, rien de nouveau. Tout commence en juillet 2023, quand Jack White tacle Mel Gibson, Joe Rogan et Mark Wahlberg, qu'il accuse de banaliser le comportement de Donald Trump. En août 2024, la campagne du candidat républicain utilise « Seven Nation Army » dans une vidéo, sans autorisation. Jack et Meg White déposent plainte en septembre, avant de retirer leur action en novembre.
Le guitariste continue ensuite sur scène. En mars 2025, à Boston, il modifie les paroles de « Corporation » pour viser à la fois Donald Trump et Elon Musk. Cinq mois plus tard, il compare le Bureau ovale relooké à un vestiaire de catch, ce qui lui vaut d'être traité de « perdant has-been » par Steven Cheung. En décembre, il dénonce l'utilisation politique de la mort de Rob Reiner, puis, en janvier 2026, il se moque de la conférence de presse du président dans une parodie postée sur Instagram.
En avril dernier, Donald Trump avait publié, avant de le supprimer, une image générée par intelligence artificielle où il apparaissait en figure christique, en pleine série d'attaques contre le pape Léon XIV. Jack White avait alors interpellé les croyants qui soutiennent encore le président. Trois ans après les premières salves, la tension ne retombe pas.




























