Modern English accuse The Strokes d'avoir pompé "I Melt With You" sur "Bad Decisions"

Modern English accuse The Strokes d'avoir pompé "I Melt With You" sur "Bad Decisions"
the strokes, 2002

Le clash n'a rien de violent, mais il agace visiblement Modern English depuis six ans. Le groupe britannique, connu pour son tube new wave "I Melt With You" sorti en 1982, vient de sous-entendre publiquement que The Strokes se serait largement inspiré de ce titre pour composer "Bad Decisions", extrait de l'album The New Abnormal (2020).

Tout est parti d'un extrait d'interview posté sur Instagram, légendé sans détour : "On a un compte à régler avec les Strokes." Dans la vidéo, le bassiste Michael Conroy raconte une anecdote amusée : un membre du groupe Mom Jeans lui aurait récemment demandé s'il connaissait les Strokes. Réponse du chanteur Robbie Grey, hilare : "Ouais, il y a à peu près trente ans" avant d'ajouter qu'ils auraient carrément "pompé" leur morceau. Conroy enfonce le clou en confirmant le plagiat, toujours sur le ton de la plaisanterie.

Un crédit qui passe à la trappe

Ce qui rend l'histoire un peu plus piquante, c'est que "Bad Decisions" ne cache pas ses emprunts : les crédits du morceau mentionnent bien les auteurs de "Dancing With Myself", le classique de Billy Idol sorti en 1981. Sauf que Modern English, eux, n'apparaissent nulle part au générique alors même que la ressemblance avec "I Melt With You" semble, à leurs yeux, tout aussi flagrante.

Malgré la pique, pas de vraie embrouille en vue : le texte accompagnant la vidéo se voulait clair sur ce point, précisant que le groupe plaisantait et gardait toute son affection pour les New-Yorkais.

Un classique du genre

L'affaire s'inscrit dans une longue tradition de ressemblances troublantes dans l'industrie musicale, rarement réglées devant les tribunaux mais souvent commentées à coups de piques sur les réseaux sociaux. Un symptôme, aussi, d'un rock indé qui n'a jamais caché puiser abondamment dans ses influences post-punk et new wave, parfois d'un peu trop près.