James Gandolfini, de la série « Les Soprano », était obsédé par l'album « Dookie » de Green Day.

James Gandolfini, de la série « Les Soprano », était obsédé par l'album « Dookie » de Green Day.

Michael Imperioli, son partenaire dans la série, a raconté quelques anecdotes sur le grand acteur.

L’univers de James Gandolfini, inoubliable interprète de Tony Soprano dans la série culte « Les Soprano », cache une passion musicale beaucoup plus punk qu’on ne l’imagine. L’acteur américain était en effet un fan absolu de Green Day, et plus précisément de leur album « Dookie », véritable monument du punk rock sorti en 1994.

Une obsession inattendue pour « Dookie »

Selon les révélations de Green Day, James Gandolfini ne se contentait pas d’apprécier l’album : il en était littéralement obsédé. Le troisième disque du groupe, sorti en février 1994 et propulsé au rang de succès international, tournait en boucle dans sa vie quotidienne, y compris sur les plateaux de tournage.

D’après son partenaire de jeu dans « Les Soprano », Michael Imperioli, Gandolfini écoutait régulièrement « Dookie » dans sa loge. « Ce n’est pas une blague. Il adorait Green Day », a-t-il confirmé en réponse à un fan, balayant toute exagération.

Une passion assumée jusque dans les coulisses

Loin d’être une simple écoute de fond, cette passion prenait parfois une tournure plus personnelle. Imperioli a raconté dans une interview accordée à Stereogum que Gandolfini chantait notamment « Basket Case », l’un des morceaux les plus emblématiques de l’album, et s’en servait même comme exutoire sur le tournage de la série HBO.

Dans un environnement souvent marqué par la tension et la pression, certains membres de l’équipe participaient même à ces moments musicaux improvisés, ajoutant parfois quelques paroles supplémentaires. « C’était vraiment amusant », se souvient Imperioli, soulignant une facette plus légère du comédien disparu.

Une obsession jusque dans sa vie personnelle

L’attachement de Gandolfini pour « Dookie » ne s’arrêtait pas aux studios de tournage. L’acteur, décédé le 19 juin 2013 d’un arrêt cardiaque, allait jusqu’à intégrer cet univers punk dans son quotidien : il aurait nommé son chien Dookie et utilisé ce nom dans certaines de ses adresses e-mail.

Une anecdote qui confirme à quel point cette période de James Gandolfini était imprégnée par l’énergie brute et cathartique du groupe californien.

Un lien inattendu entre gangsters et punk rock

Cette histoire crée un contraste fascinant : celui d’un acteur incarnant l’un des parrains les plus emblématiques de la télévision américaine, nourrissant en parallèle une passion presque adolescente pour un album punk rock devenu culte.

Entre violence feutrée des Soprano et énergie explosive de Green Day, James Gandolfini prouvait que les frontières musicales n’existent pas vraiment — même pour un boss de la mafia du petit écran.