Quand Billy Corgan parle d’écriture, on l’écoute. Le chanteur des Smashing Pumpkins était l’invité de Popcast, le podcast musical du New York Times, le 22 octobre. Il y a longuement évoqué une artiste qu’on n’attendait pas forcément dans sa bouche : Olivia Rodrigo.
Ce qu’il retient d’elle tient en quelques mots : de la liberté. Corgan loue sa capacité à puiser dans des influences très différentes, mais aussi son refus de tout lisser. Pour lui, la jeune femme n’a pas peur de livrer une chanson imparfaite, avec ses aspérités. Venant de quelqu’un qui a signé « Mellon Collie and the Infinite Sadness », double album démesuré et volontairement débordant, le compliment n’a rien d’anodin.
Des comparaisons qu’il prend avec le sourire
Depuis ses débuts, les critiques rapprochent régulièrement la musique d’Olivia Rodrigo du rock alternatif des années 90, dont les Smashing Pumpkins sont l’un des visages les plus marquants. Billy Corgan ne s’en offusque pas, bien au contraire. Il semble même y voir une forme de continuité naturelle : une nouvelle génération s’empare de ce qui a nourri la sienne, et en fait autre chose.
Il n’est d’ailleurs pas le seul vétéran à saluer la chanteuse. Plusieurs figures du rock ont déjà dit tout le bien qu’elles pensaient de son travail, en particulier de sa volonté d’être reconnue avant tout comme autrice.
Une histoire qui ne date pas d’hier
Le lien entre les deux artistes s’est d’ailleurs matérialisé sur scène. Le 31 juillet, à Chicago, Olivia Rodrigo a fait une apparition surprise pendant le concert des Smashing Pumpkins à Lollapalooza. Elle a rejoint Billy Corgan et son groupe pour interpréter « Thirty-Three », un titre de « Mellon Collie and the Infinite Sadness ».
Chacun a de quoi occuper l’automne. Olivia Rodrigo défend son troisième album, « you seem pretty sad for a girl so in love », sorti en juin, avec « The Unraveled Tour ». De leur côté, les Smashing Pumpkins préparent une tournée anniversaire autour de « Mellon Collie and the Infinite Sadness ».




























