Pour Dylan Southern et Will Lovelace, les véritables retrouvailles de Liam et Noel Gallagher ont eu lieu sur scène, soir après soir. Lors d’un événement à Abbey Road, les réalisateurs de Don’t Look Back in Anger ont répondu aux fans qui s’interrogeaient sur l’absence d’images de leur réconciliation dans ce documentaire consacré au retour d’Oasis.
Selon eux, les frères ne sont pas du genre à s’asseoir face à face pour mettre les choses à plat. Le retour du groupe s’est fait autrement : "Ils sont entrés ensemble en studio, nous avons allumé les caméras et Oasis était de retour", ont-ils raconté.
Conçu par Steven Knight (Peaky Blinders), le film ne présente pas non plus d’entretien commun avec Liam et Noel avant sa dernière partie. Un choix arrêté dès le début, explique Dylan Southern, pour laisser les concerts raconter ce rapprochement après quinze ans de séparation.
Noel Gallagher dépassé par l’émotion
Noel Gallagher décrit cette réconciliation avec la même retenue : "Dans une famille, les choses se passent autrement. Tout simplement, on n’a pas besoin de dire quoi que ce soit."
Face au public, cette pudeur a pourtant laissé place à une émotion visible, captée par les caméras. "J’ai dû me retourner, je n’arrivais pas à regarder tous ces gens dans les yeux", confie-t-il dans une scène du documentaire.
Une histoire de famille et de pardon
Steven Knight voit dans ces images deux hommes issus de la classe ouvrière, peu habitués à exprimer leurs émotions. Il souhaitait aussi montrer ce qui rassemble les publics autour de leurs chansons : les liens familiaux, l’amitié, l’amour et les ruptures, autant d’expériences dans lesquelles chacun peut, selon lui, se reconnaître.
Dylan Southern retient également de cette histoire un message sur le pardon : "Être gentil est une belle chose, pardonner est une belle chose, se souvenir que la vie est courte est une belle chose."




























