Slipknot à Wembley : la présence de Marilyn Manson contestée par un élu britannique

Slipknot à Wembley : la présence de Marilyn Manson contestée par un élu britannique
Marilyn Manson ©Lindsay Elizabeth Warner

Le 3 juillet 2027, Slipknot investira le Wembley Stadium de Londres. Sur l’affiche, Lorna Shore, Hatebreed et Marilyn Manson. C’est ce dernier nom qui fait aujourd’hui réagir de l’autre côté de la Manche.

Anton Georgiou, qui préside le groupe libéral-démocrate au conseil municipal de Brent, l’arrondissement londonien où se trouve le stade, demande à Wembley de revoir sa programmation. Dans les colonnes du London Standard, l’élu reproche en substance au stade d’afficher son engagement contre les violences faites aux femmes tout en esquivant les questions gênantes quand l’occasion se présente. Il veut savoir si les accusations visant le chanteur ont été examinées avant de confirmer sa venue, et appelle les organisateurs à penser aux victimes.

Wembley renvoie vers le promoteur

Du côté du stade, on indique être en discussion avec Live Nation, le promoteur du concert, et on rappelle que le choix des premières parties revient au promoteur et à la tête d’affiche. Le conseil municipal de Brent précise de son côté n’avoir aucun contrôle direct sur la programmation de Wembley. Pour l’instant, rien ne change : Marilyn Manson reste annoncé.

Des accusations toujours démenties

Plusieurs femmes accusent Marilyn Manson de violences et d’agressions sexuelles, des faits que l’artiste a toujours niés. Une enquête pénale s’est close en janvier 2025 sans poursuites, certains faits étant prescrits et les preuves jugées insuffisantes pour d’autres. Une procédure civile, lancée par son ancienne assistante Ashley Walters, est en revanche toujours en cours, avec un procès prévu le 15 novembre 2027.

Slipknot, pas dans la boucle ?

Le sujet avait déjà été posé à Jim Root. Le guitariste de Slipknot avait expliqué ne pas se mêler du choix des premières parties : lui se concentre sur la musique, et ces décisions reviennent à d’autres. Une façon de se tenir à distance du débat, qui n’a visiblement pas fini d’enfler à quelques mois de la date.