Plus de trente ans après sa sortie, Definitely Maybe continue de marquer les esprits. Dans une récente interview accordée au magazine MOJO, Noel Gallagher est revenu sur le succès du premier album d’Oasis, allant jusqu’à le qualifier de « dernier grand album punk ».
Sorti en 1994, le disque reste une pierre angulaire de la britpop, mais pour Noel, son ADN est bien plus brut que ce que l’on pourrait croire. « Definitely Maybe a été le dernier grand album punk à bien des égards », a-t-il affirmé. « On était un groupe punk avec des mélodies des Beatles. On n’avait pas d’effets, presque pas d’instrumentation, juste beaucoup d’attitude, douze canettes de Red Stripe et de l’ambition. »
Du punk de 1977 à la jeunesse de 1994
Pour appuyer ses propos, Noel Gallagher n’a pas hésité à comparer leur premier essai au mythique Never Mind The Bollocks, Here’s The Sex Pistols (1977). Selon lui, les deux disques partagent la même intensité, bien qu’ils traduisent des époques différentes :
« Si vous écoutez le nôtre et Never Mind The Bollocks, ils sont assez similaires. Cet album parlait de la rage d’être adolescent en 1977. Avance rapide jusqu’en 1994 et Definitely Maybe parle de la gloire d’être adolescent. C’est comme être au parc avec une radiocassette. »
Noel insiste sur la sincérité brute du disque, sans artifices ni concessions : « Il y a peut-être eu des albums meilleurs techniquement ou simplement plus gros après ça, mais cet album était vraiment fort. Il n’y a pas de conneries dedans. C’est un instantané honnête de jeunes de la classe ouvrière qui tentent de réussir. »
Oasis toujours sur la route
Alors que les frères Gallagher continuent de nourrir leur légende, Oasis enchaîne actuellement les dates de tournée, faisant renaître la ferveur des années 90. Et les rumeurs vont bon train : le groupe pourrait bien figurer à l’affiche de la prochaine édition de Rock en Seine en 2026, ce qui ne manquerait pas de créer l’événement.
Trente ans plus tard, Definitely Maybe n’a pas perdu une ride. Et si l’on en croit Noel Gallagher, il restera dans l’histoire comme le dernier grand manifeste punk.